À quoi bon?
Quand on est de gauche ET lucide (et non pas « néolucide »...), on ressent souvent une tension entre l’optimisme, parce que le monde DOIT changer, et le pessimisme, parce que des fois, le monde ne semble pas pouvoir (ou vouloir…) changer. On veut agir, mais tout seul devant la glace, on se dit qu’on est bien seul justement, face au Goliath de l’inertie. Analyser lucidement les rapports de force sociaux, critiquer la société actuelle, réaliser à quel point le système privilégie encore et toujours les mêmes et comprendre que même les ostensibles bonnes actions ne sont souvent justement que cela, visibles, peut saper sérieusement le moral du penseur et de l’activiste du progrès social.
« Il faut, plus que des engagements individuels, des politiques et des actions communes efficaces.
Tout le reste, malgré la beauté des gestes, ne constituera toujours que des formes plus ou moins élaborées de secours aux noyés. On vous sort de l'eau. On vous sèche. On vous soigne. On vous habille. On vous fait manger à table avec l'équipage du bateau. Et, la soirée terminée, faute de pouvoir vous garder, on vous jette par-dessus bord en promettant de vous envoyer des vivres. »


1 commentaire(s) :
EN égards à pessimisme et l'activisme, À moins, nous vivons à une société ouverte et démocratique où puissions nous exprimer et agir comme voulons.
Par
Abdul-Rahim, Ã 4/11/07 08:51
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